INTERVIEW DE L’ENTRAÎNEUR AUSTRALIEN « DAVE FOX », L’UN DES PLUS GRANDS COLLECTIONNEURS DE VIDÉOS AUTHENTIQUES DE MUAY THAI

INTERVIEW DE L’ENTRAÎNEUR AUSTRALIEN « DAVE FOX », L’UN DES PLUS GRANDS COLLECTIONNEURS DE VIDÉOS AUTHENTIQUES DE MUAY THAI
By Serge TRÉFEU (2026)
Serge TRÉFEU : Bonjour Dave, et merci pour cette interview. Tu es un entraîneur passionné de Muay Thaï depuis de longues années. À quel âge as-tu découvert ce sport ?
Dave FOX : Tout d’abord, merci pour cette invitation, Serge. J’ai découvert le Muay Thai à l’âge de 16 ans (1989)
Qu’est-ce qui t’a attiré dans le Muay Thaï en particulier ?
Je ne connaissais que les règles du kick boxing Full-contact (Coups au-dessus de la ceinture) jusqu’à ce que la mère d’une amie (ceinture noire de karaté) me parle du Muay Thaï. Après avoir lu quelques brèves informations à la bibliothèque (il n’y avait pas internet à l’époque), j’ai cherché partout pour en savoir plus et je suis devenu fasciné par ce sport
As-tu des frères et sœurs qui ont également pratiqué le Muay Thaï ?
Mon frère aîné Ken a été mon premier élève et j’ai ouvert ma salle de sport dans son jardin en 1991


Y avait-il beaucoup de clubs de Muay Thaï dans la ville où tu as grandi, en Australie ?
Taipan Muay Thai était la seule salle de boxe de Rockhampton (Queensland), l’entraineur était Mick Parker, parmi ses combattants il y avait ses champions Warren Sharrock et Brad Carter
Dans quel club de Muay Thaï as-tu commencé à pratiquer ?
J’ai commencé l’auto-entraînement en regardant une cassette VHS d’Ajarn Chai Sirisute (que je possède toujours) tout en m’entraînant au Hwa Rang Tae Kwon Do. Peu après, un entraîneur nommé Paul Schappell a ouvert sa salle de sport « Black & Blue », que j’ai rejointe. J’ai ensuite déménagé à Brisbane et continué à m’entraîner sous la direction de James Reid, qui dirigeait le club de Muay Thai « Black Knights »
À cette époque, le Muay Thaï était-il déjà bien développé en Australie ?
Oui et non… La côte Ouest avait (et a toujours) Phon Martdee, qui organisait des galas de Muay Thaï et faisait venir certains des nakmuay de l’âge d’or, comme Samranthong Kiatbanchong (décédé), Coban Lookchaomaesaitong, Namkhabuan et Namphon Nongkeepahuyuth (décédés), Therdkiat et Jongsanan, entre autres.
Sur la côte Est, on trouvait principalement des galas de kick boxing, le Muay Thaï commençait à se développer, notamment à Brisbane (1990), puis à Sydney et à Melbourne

Quels sont, selon toi, les champions australiens qui ont marqué l’histoire du Muay Thaï?
John Wayne Parr, Toby « The Weapon » Smith, Darren « Riddler » Reece, Daniel « The Rock » Dawson, Paul « Hurricane » Briggs, Nugget McNaught, Bruce « Preacher » MacFie, Marcus « MadDog » Mangan, Chadd « The Shark » Collins, Shannon « F16 » Forrester, Charlie Bubb, Tony « Hollywood » Hill, Amy Birch, Caley Reece, Mark « Too Smooth » Pease, Darren Hedgecock, Blair Smith, Oliver Olsen, pour n’en citer que quelques-uns, et la liste est longue.
Chacun de ces boxeurs a combattu aux quatre coins du monde ou à un niveau exceptionnel, et nombre d’entre eux sont devenus d’incroyables entraîneurs pour la génération suivante

Combien de temps as-tu pratiqué le Muay Thaï ? As-tu eu l’occasion de faire de la compétition ?
J’ai commencé l’entraînement en 1990 et, sous le système de grades du BJC (similaire au karaté et au taekwondo), j’ai obtenu ma ceinture noire et ouvert ma salle de sport en juillet 1991. Je suis très transparent sur mon passé en sports de combat : je n’ai participé qu’à trois combats de taekwondo et à aucun en Muay Thaï

Comment as-tu découvert l’univers du Muay Thaï thaïlandais, les champions, les matchs à Bangkok, en regardant des cassettes VHS ?
En Australie, à moins de vivre dans une ville possédant une salle de Muay Thaï, nos seules ressources étaient les magazines Australasian Fighting Arts et BLITZ, puis, plus tard, le magazine International Kickboxer…
Les cassettes VHS étaient difficiles à trouver, mais Stephan Fox (secrétaire de l’IFMA) tenait une boutique et une salle de sport très prospères à Mackay, « North Queensland Martial Arts Supplies », et il vous envoyait une VHS de combats thaïlandais avec votre commande…des combats classiques de l’âge d’or !
En quelle année tu as été pour la première fois en Thaïlande ?
Je suis allé en Thaïlande pour la première fois avec ma femme Brigitte et notre fils Edan en 2006 et nous y avons vécu jusqu’en 2009

Comment s’est passée ta première découverte de la Thaïlande : la culture, la nourriture, le peuple thaï et bien sûr le Muay Thaï ?
Ma femme est professeure de musique et elle a décroché un contrat de deux ans dans une école internationale de Huay Khwang, à Bangkok.
Nous sommes arrivés en Thaïlande avec deux jours de retard à cause de la maladie de notre fils. Nous avons donc atterri à 0h30, nous sommes arrivés à notre nouveau logement vers 2h du matin, nous avons dormi quelques heures, puis nous sommes allés faire quelques courses avant que ma femme ne soit conduite à l’école pour commencer son travail.
Nous ne connaissions que très peu la langue et nous étions complètement perdus dans Bangkok, mais nous avons vite appris où aller manger, comment nous comporter et nous avons vécu une expérience incroyable.
Ma première expérience de boxe remonte à un événement de Kerk Krai au stadium du Lumpinee original en septembre 2006, avec comme combat principal : Saenchai Sor Khamsing contre Duangsompong Kor Sapaotong !

T’es-tu entraîné dans un camp de Muay Thaï ?
Le premier camp auquel j’ai participé était le Tor Chalermchai, six jours après notre arrivée, à quelques centaines de mètres de chez moi.
Cet entrainement s’est terminé brutalement lorsque je me suis de nouveau blessé au genou gauche (une vieille blessure). Étant donné mon gabarit et le fait qu’il s’agissait d’un véritable « khaai muay » (Camp de boxe), j’ai cherché un autre camp et j’ai trouvé l’école de Muay Thaï de Jaroenthong Kiatbanchong, qui est située dans l’autre direction. Je m’y suis entraîné jusqu’à notre départ en 2009

Quels sont les camps de boxe que tu as eu l’occasion de visiter en Thaïlande, et lesquels t’ont le plus marqué ?
Tor Chalermchai (premier camp visité), Jaroenthong Kiatbanchong Muay Thai School, Jitti Gym, Muay Thai Plaza (Pertie Gym), Rompo Gym, 13 Coins/Dr Saenchai Gym, Chacrit Gym, OneSongchai Gym, Kaewsamrit Gym, Kiatphontip Gym, Eminent-Air Gym, Romsrithong Gym, Luktapagard Gym, Vor Pechpool Gym, Sink Boxing Camp, Sor Vorapin Gym, Town-In-Town 2 Gym, Sasiprapa Gym, Jocky Gym, Fighting Spirit Gym, Sitsongpeenong Gym, Sor Kor Pirat-Por Pichar Gym.
Chacun de ces camps occupent une place particulière dans mon cœur, mais Tor Chalermchai a été le premier camp que j’ai visité. Jaroenthong School était le camp où je m’entraînais, Kiatphontip Gym vous fait sentir comme en famille et le 13 Coins/Dr Saenchai Gym était comme une deuxième maison pour moi

Tu as rencontré énormément de grands champions thaïlandais. Avec lesquels as-tu eu le plus d’affinités ?
Oui, il y en a beaucoup trop pour tous les citer, thaïlandais et étrangers confondus, mais je suis toujours en contact avec Jokkapop Porntawee (Kru Pat), Stéphane Nikiema, Liam Harrison, Dany Bill, Dieselnoi, Orono Wor Pechpool, Sam-A, Sinbi, JWP, Mr Pong… la liste est longue…


Quels sont tes champions thaïlandais préférés, ceux qui, selon toi, ont marqué l’histoire du Muay Thaï ?
Chacun des boxeurs de l’âge d’or avait quelque chose d’unique à offrir, mais parmi mes préférés figurent : Jaroenthong Kiatbanchong, Karuhat Sor Supawan, Kaensak Sor Pleonchit et Oley Kiatoneway pour leur fluidité de mouvement, Boonlai Sor Thanikul pour sa vitesse de contre-attaque, et Dieselnoi Chor Thanasukarn et Sakad Petchyindee pour leur puissance et leur style de marche vers l’avant

Quelles ont été tes plus belles rencontres en Thaïlande ?
Avoir eu l’opportunité de vivre là-bas et le plaisir de rencontrer tant de combattants et d’entraîneurs dont je n’avais entendu parler que dans des livres ou que j’avais vus en vidéo, et bien sûr de rencontrer mes mentors qui m’ont aidé à trouver une nouvelle voie… ce fut un véritable honneur !
As-tu une anecdote particulière à nous raconter, qui t’est arrivée en Thaïlande ?
Pas vraiment, mais quand on me pose la question, je réponds souvent qu’on ne peut pas échapper aux odeurs, que la cuisine de rue est incroyable et que les gens et la culture sont formidables
Tu as assisté à de nombreux matchs dans les stadiums de Bangkok. Quel est celui qui t’a le plus marqué ?
Waouh, c’est une question importante !
Mon premier événement au stadium du Lumpinee original a été une révélation, tant par l’ambiance que par la qualité des combats, et il restera à jamais gravé dans ma mémoire. Il en va de même pour mon premier événement au stadium du Rajadamnern

En quelle année es-tu devenu entraîneur de Muay Thaï et de Kick-Boxing ? As-tu créé ton propre club de Muay Thaï ?
J’ai obtenu ma qualification en juin 1991 et j’ai ouvert ma salle de sport le 7 juillet de la même année

As-tu formé des élèves qui ont combattu en Australie et en Thaïlande ?
J’ai entraîné des combattants par le passé : Cameron Burrows a disputé trois combats, dont un titre d’État. Ruben, Scott, Jason (paix à son âme), Shane, Garth et Kane ont tous combattu une fois sous mon égide. Rob, Sam et Billy ont participé à des compétitions interclubs, Rob a ensuite enchainé les combats et il a remporté des titres dans sa nouvelle salle.
J’ai également connu un succès personnel en tant que teneur de paos dans différentes salles de sport lorsque je vivais près de Melbourne, dans l’État de Victoria : Nathan et Matt ont remporté des titres victoriens et Nick un titre australien.
Actuellement, j’entraîne Lucas, qui a disputé son premier combat (défaite aux points) en décembre et se prépare pour son premier combat de MMA (règles complètes de thaï) en février. Il s’entraîne dur et nous sommes tous deux impatients de voir ce que l’avenir lui réserve




Au début des années 2000, tu travaillais pour le fameux site web www.k1-fans.com, dédié au Muay Thaï et à la diffusion de vidéos « old school » sur ce sport. Peux-tu nous parler de cette période et de ton travail pour ce site ? Est ce que c’est toi qui l’a créé ?
Le site WWW.k1-fans.com n’était pas le mien, il a été créé par un Espagnol, Alexis, passionné de sports de combat.
Ce site et son forum ont permis à de nombreux combattants, qu’ils soient débutants ou confirmés, de partager leur histoire, leur parcours et leurs combats en ligne avec leurs fans. J’en étais membre et je suis devenu un modérateur. Lorsque nous avons déménagé en Thaïlande, j’ai brandi une pancarte faite maison et porté le t-shirt du site sur plusieurs photos pour le promouvoir. J’ai également rencontré quelques membres du forum à Bangkok, ce qui était formidable


Arrives-tu à vivre pleinement de ta passion pour le Muay Thaï ou exerces-tu également un autre métier ?
Depuis mon retour en Australie en 2009, j’enseigne le Muay Thaï à temps plein. Avant cela, j’étais agent d’entretien, videur et agent de sécurité, ainsi qu’entraîneur
Tu es un amoureux de la Thaïlande et de ses coutumes uniques. À tel point que tu t’es fait tatouer de nombreux Sak Yant sacrés sur le corps. Peux-tu nous en parler ? Ont-ils un lien avec le Muay Thaï ?
J’ai découvert le Sak Yant grâce au documentaire sur le Muay Thaï « Born For The Fight », et même si cela n’a duré que quelques minutes, ma curiosité a été piquée.
En tant que membre de K1-FANS, j’ai rencontré d’autres combattants et entraîneurs qui avaient déjà reçu la bénédiction du khem sak, et j’ai commencé à poser des questions. De là, j’ai rejoint SakYant.com, un forum créé par Ajarn Spencer Littlewood, et mon parcours et mon intérêt ont pris leur envol.
Ma première visite dans un Wat (temple) s’est faite avec mon frère, le double champion du monde canadien Jason « Ironman » Fenton. Il nous a organisé un voyage pour rendre visite à Phra Ajarn Jeab à Minburi, où j’ai reçu mon premier Yant, Gao Yodt. Depuis, j’ai eu le plaisir d’être tatoué et béni par trois autres Ajarns : feu Ajarn Keaw, Ajarn Thoy Dabot du Wat Thong Nai et l’Australien Ajarn Mat Reid




Tu t’es fait tatouer par Ajahn Keaw, le maître tatoueur de très grands champions de Muay Thaï tels que les légendaires Jean-Charles Skarbowsky, Stéphane Nikiéma et Dany Bill. Peux-tu nous parler de ta rencontre avec lui ?
J’ai eu le plaisir de rencontrer Stéphane Nikiema lors des festivités de l’anniversaire de la Reine en 2007. Nous avons brièvement évoqué le Muay Thaï et le Sak Yant. Nous avons convenu de nous revoir quelques semaines plus tard à Bang Sue afin qu’il me présente Ajarn Keaw. Quelques jours auparavant, j’avais rencontré Stéphane, Serge, Antoine et Victor Pinto au stadium du Rajadamnern.
À notre entrée dans le stadium, un Thaïlandais nous a accompagnés à nos places et nous a salués un par un. En m’approchant, il m’a touché le bras et m’a dit : « À bientôt. ». J’étais loin de me douter que ce même Thaïlandais m’accueillerait dans sa maison au Samnak de Wongsawan Soi 11, c’était Ajahn Keaw. Chaleureux et souriant, il dégageait une aura apaisante qui mettait immédiatement à l’aise.
Il me manque chaque jour, mais je sais qu’il est toujours à mes côtés, avant, pendant et après mes mantras du matin…

Connais-tu des champions français de Muay Thaï ? Que penses-tu des combattants français ?
Il y en a tellement à citer, mais Stéphane Nikiema, Guillaume Kerner, Jaid Seddak, Jean-Charles Skarbowsky, Morad Sari, Dida Diafat, Jo Prestia sont les figures emblématiques de l’âge d’or !
Selon toi, quelle est la différence entre les combattants étrangers en Thaïlande aujourd’hui et ceux des années 90 et 2000 ?
Je pense que c’est grâce aux opportunités qu’ils ont aujourd’hui. Si vous êtes dans la bonne salle au bon moment, les portes s’ouvrent, mais dans les années 1990/2000, il fallait se battre et gagner sa place pour être reconnu, John Wayne Parr, Amy Birch, Jean-Charles Skarbowsky, Stéphane Nikiema, Jaid Seddak, Joe Prestia, Orlando Weit, Ivan Hippolyte, Dida Diafat, Dany Bill, Gilbert Ballentine, Ramon Dekkers (R.I.P.), Rob Kaman (R.I.P.), Peter Smit (R.I.P.), Manu N’Toh, Guillaume Kerner, Farid Villaume, tous ces guerriers et bien d’autres ont ouvert la voie à la situation actuelle des étrangers
Penses-tu qu’il est plus facile aujourd’hui pour un combattant étranger de se faire un nom en Thaïlande ?
Oui, le monde de la boxe s’est énormément ouvert, notamment grâce à internet et aux réseaux sociaux. Si vous êtes dans le bon camp d’entraînement au bon moment, vous pouvez participer à des combats plus importants et, si vous êtes performant, votre nom grandira
Que penses-tu du Muay Thaï actuel et des champions thaïlandais d’aujourd’hui ?
Quels que soient les changements qui surviennent dans ce sport, j’aimerai toujours cet art et je tirerai mon chapeau à ceux qui montent sur le ring et se lancent des défis
Suis-tu les événements du ONE Championship ? Que penses-tu des combats de cette organisation ?
Oui, je regarde le ONE. Cette organisation fait un travail formidable pour populariser le Muay Thaï dans le monde entier, ce dont elle avait besoin.
Personnellement, je ne suis pas fan des petits gants et des combats en trois rounds. C’est plus divertissant pour le grand public, certes, mais pour les puristes… inutile de réinventer la roue !
Le Muay Thaï est désormais extrêmement connu dans le monde entier, et les combattants touchent aujourd’hui des bourses énormes, notamment au ONE Championship. Selon toi, est-ce une bonne chose, même si cela a un peu dénaturé le Muay Thaï authentique ?
L’augmentation des salaires des combattants est une excellente chose et il était temps, mais elle doit être méritée. J’étais avec un nak muay extrêmement populaire en 2008 lorsqu’il a défendu son titre au Lumpinee et il a reçu une bourse de 100 000 bahts (3 000 $US). Aujourd’hui, certains combattants reçoivent des bonus de 50 000 $US et Rodtang empoche 10 000 000 bahts (300 000 $US) par combat !
Le Muay Thaï féminin s’est également énormément développé, en Thaïlande comme à l’international. Qu’en penses-tu ?
Il est grand temps que les femmes soient enfin reconnues à leur juste valeur. Elles sont toutes aussi performantes que les hommes à la salle de sport et méritent d’être sous les projecteurs
Je sais que tu es nostalgique de l’époque des grands champions thaïlandais des années 80, 90 et 2000. Y a-t-il aujourd’hui un champion thaïlandais que tu apprécies particulièrement, pour son style ou son charisme ?
J’adore les naks muay de l’âge d’or et de l’âge d’argent, ils étaient d’un tout autre niveau que les combattants d’aujourd’hui. Qui est-ce que j’admire le plus ? Je dirais Sam-A et Nong-O. J’ai eu l’honneur de les rencontrer et de les filmer au début des années 2000, alors les voir encore se mesurer à la nouvelle génération de combattants, c’est incroyable !
Et un champion étranger ?
Il y a des boxeurs étrangers incroyables qui arrivent, mais je ne peux pas passer à côté de « John » Wayne Parr et « The Hitman » Liam Harrison, deux gars formidables en dehors du ring et de véritables guerriers sur le ring
Souhaites-tu ajouter quelque chose ?
Je tiens à remercier chacune des personnes que j’ai eu le privilège d’entraîner au fil des ans, ainsi que toutes celles que j’ai croisées à travers le monde, que ce soit en personne ou sur internet.
Une mention spéciale pour Rob Cox, véritable encyclopédie du Muay Thaï, Rodolfo Barba, Damien Trainer, Bryan Popejoy, Johnny Borchardt et Peter Hoole, qui ont partagé leurs connaissances et contribué à mon apprentissage pendant de nombreuses années…et bien sûr, merci à toi et à votre équipe pour tout ce que vous avez fait
Merci beaucoup, Dave, pour cette interview, et chok dee pour tes futurs projets !
Merci de m’avoir donné l’occasion de partager mon histoire et un merci tout particulier à toi, Serge, pour tout ce que tu as fait et continues de faire pour la famille mondiale du Muay Thai !
DAVE « HELLFIGHTER » FOX, fondateur de Suk Jai Muay Thai Australia, a lancé ses activités en février 2010, après trois années passées à Bangkok.
L’histoire du club remonte à 1991, lorsqu’il est créé sous le nom de Black Knights 2 (sous l’égide de BJC). En 1993, il prend le nom de Talisman Thai Stables, puis rejoint la WMC en 1995. En 2000, il devient Talisman Hellfighters Muay Thai Gym, en intégrant également le JJB avec Damon Paine (également entraîneur Hellfighter).
Dave « Suk Jai » Fox débute les arts martiaux par le tai-chi, le karaté Kyokushinkaikan et le taekwondo Hwarang, disciplines dans lesquelles il s’illustre en remportant le titre du Queensland central et en disputant les championnats du Queensland et d’Australie.
Par la suite, il acquiert une solide expérience en Muay Thai, organise trois stages avec l’équipe du sud de la Thaïlande et devient reconnu internationalement comme entraîneur et source d’information par certains des plus grands noms de la discipline.
Aujourd’hui, Suk Jai Muay Thai propose des cours particuliers sur rendez-vous. « Suk Jai » signifie « Cœur joyeux » : c’est le nom du Wat (temple) de son premier Ajahn, qui l’a initié au bouddhisme et au monde du Sak Yant.
Dave Fox a aussi créé une chaine Youtube « Suk Jai Muay Thai » où sont publié des vidéos « Old School » sur le Muay Thai, des vidéos qui sont de véritables pépites pour tous les fans du Muay Thai authentique !
Youtube Suk Jai Muay Thai :
https://www.youtube.com/@SukJaiMuayThai
















