KRATAE R-SIAM LA «BEYONCÉ » THAÏ , STAR ET TIGRESSE DES RINGS, BOXEUSE, CHANTEUSE, TOP MODEL !

KRATAE R-SIAM LA «BEYONCÉ » THAÏ , STAR ET TIGRESSE DES RINGS, BOXEUSE, CHANTEUSE, TOP MODEL !
by Serge TRÉFEU (2026)
La vie de l’incroyable Kratae R-Siam, femme aux multiples talents, capable d’exceller aussi bien dans le sport que dans la danse, le chant et le cinéma, a commencé dans un petit village du nord de la Thaïlande.
Elle est née le 25 août 1987 sous le nom de Nipaporn Paeng-uan, dans le village de Hang Chat, situé dans la province de Lampang, à environ 100 kilomètres de la grande ville de Chiang Mai.
Issue d’une famille de quatre enfants, trois filles et un garçon, elle est la deuxième de la fratrie. Elle entretient un lien très fort avec sa petite sœur, qui deviendra elle aussi célèbre sous le nom de Kratai R-Siam. Les deux sœurs ont suivi un parcours très similaire durant leur enfance et leur adolescence. Elles ont notamment obtenu un baccalauréat à la Faculté d’architecture de l’Université Sripatum.
Née dans une famille de musiciens, Kratae est très tôt plongée dans l’univers artistique. Ses parents, eux-mêmes chanteurs, l’initient au chant dès son plus jeune âge. Malgré cette richesse culturelle, la famille Paeng-uan vit dans des conditions modestes et connaît une grande précarité financière. Cette enfance simple et difficile forge chez Kratae une détermination hors du commun, qui deviendra l’un des piliers de son invraisemblable parcours.
Dans son enfance, Kratae avait un tempérament de garçon manqué, largement influencé par la relation très fusionnelle qu’elle entretenait avec son père, un passionné de Muay Thai. Elle l’accompagnait très souvent pour assister aux combats. C’est ainsi qu’elle développa très tôt un véritable goût pour la boxe.
Elle s’intéressait aussi à d’autres activités traditionnellement masculines. Elle aimait particulièrement le sepak takraw, ce sport spectaculaire mêlant acrobaties et précision, comparable à un volley-ball joué avec les pieds. Elle pratiquait également le football et se passionnait pour les combats de coqs, une tradition encore très ancrée dans certaines régions rurales de Thaïlande.
Kratae débuta la boxe très jeune. À seulement 12 ans, elle disputa son premier combat, dans des conditions rudimentaires. Sa famille n’avait pas les moyens de lui acheter un véritable short de Muay Thai, elle monta donc sur le ring vêtue d’un vieux short de football. Ce jour-là, elle accompagnait simplement son père pour assister à un gala, mais faute de boxeuses disponibles, celui-ci décida de l’inscrire au dernier moment.
Le résultat fut inattendu, elle s’imposa par KO au deuxième round. Ne maîtrisant pas encore les techniques de poings, elle ne lança que des coups de pied, instinctifs mais redoutablement efficaces. Pour cette première victoire, elle remporta la somme de 300 bahts, un montant modeste, mais symboliquement immense pour la jeune fille.
Après ce combat, Kratae et son père tentèrent de cacher l’événement à sa mère. Mais la nouvelle se propagea rapidement dans le village, et une voisine finit par tout révéler. Malgré les réprimandes maternelles, Kratae continua à boxer en secret, animée par une passion déjà plus forte que la peur.
Avec le temps, elle enrichit sa boxe. Aux coups de pied vinrent s’ajouter les coups de genoux, puis un apprentissage plus structuré du Muay Thai. Lorsque sa pratique devint plus sérieuse, son père construisit un petit camp d’entraînement artisanal, équipé de deux sacs de frappe. Il le baptisa Sakbunma, en hommage aux entraîneurs du camp, Sak et Bunma.
C’est sous ce nom que Kratae disputa ses premiers combats, combattant sous l’identité de « Namwan Noi Sakbunma », un surnom chargé d’émotion, puisque Namwan (eau douce) était le surnom de sa mère.
Cette battante poursuit son ascension dans le monde de la boxe et combat désormais sous le nom de « Namwan Noi Sor Arsiam ».

Elle participe à de nombreux combats, révélant peu à peu un talent supérieur à celui des autres combattantes. Le style de combat de Kratae se distingue par une boxe habile et tactique, exploitant aussi bien les coups de pied gauches que droits. Elle excelle notamment dans les coups de pied droits, tout en disposant d’un coup de pied frontal gauche à la fois rapide et puissant.
Lors de ses trente premiers combats, Namwan Noi reste invaincue et conserve une forme exceptionnelle. Elle devient ainsi championne de la région Nord.

En parallèle de sa carrière de boxeuse, elle possédait un autre don, le chant, qu’elle pratiquait fréquemment avec sa sœur lors des fêtes de campagne.

Kratae n’a pas connu une enfance ordinaire, car après l’école, elle devait se rendre chaque jour au camp d’entraînement de boxe. Elle voyageait pour combattre et chanter afin de gagner de l’argent et de subvenir aux besoins de sa famille, elle chante depuis l’âge de cinq ans. Cette vie exigeante l’a rendue forte, tant physiquement que mentalement.
Elle rêvait de devenir une grande chanteuse, et ce rêve s’est finalement réalisé. Déterminée, elle n’a jamais baissé les bras. Le chemin fut long et souvent épuisant, mais les résultats en ont valu la peine.
Son oncle possédait un groupe de musique électronique, qu’elle rejoignit en tant que chanteuse et danseuse afin d’aider ses parents et de gagner un peu d’argent.
Avant chaque combat, lors de son Ram Muay, elle mettait du rouge à lèvres rose tout en chantant une chanson, un rituel qui lui valut le surnom de « Nakrong Nakmuay Ying » (la Chanteuse-Boxeuse).

Lorsque son talent était découvert, on lui demandait souvent de chanter après ses combats. Il lui arrivait même de chanter avant de retourner aussitôt sur le ring, un enchaînement qui attirait l’attention du public, de plus en plus nombreux à se presser pour assister à ses combats.
Dès qu’elle en avait l’occasion, son père l’emmenait participer à des concours de chant. Elle remporta ainsi le premier prix d’un concours de musique country pour jeunes à Bangkok, au Centre de la jeunesse thaï-japonaise.
À la suite de cette victoire, et grâce à sa personnalité unique, elle fut invitée à apparaître à la télévision sous le surnom de « la chanteuse-boxeuse ». Dans le Nord du pays, tout le monde parlait alors de cette nouvelle boxeuse à l’allure singulière, jolie, vêtue de rose, chantant avant et après ses combats, et très différente des autres combattantes.
Après son apparition télévisée, les dirigeants du label musical R-Siam s’intéressèrent à elle et prirent contact avec elle.

Kratae s’est lancée dans la chanson de style Luk Thung, une musique traditionnelle thaïlandaise. Avant de devenir la star Kratae R-Siam, elle faisait partie d’un groupe nommé Luk Thung Fourteen. Elle a ensuite acquis une grande notoriété en tant qu’artiste solo, et ses talents de chanteuse lui ont valu de nombreuses récompenses, notamment un prix de finaliste (trophée royal) décerné par Sa Majesté le roi Bhumibol Adulyadej lors d’un concours de Luk Thung thaïlandais.
En 2002, elle remporte une victoire aux points face à la championne Fahsang Sor Pranprai lors d’une compétition organisée dans la province de Chachoengsao, devenant ainsi championne de Thaïlande en –45 kg à seulement 15 ans. Le 26 décembre 2003, elle affronte Hisae Watanabe de nouveau pour le titre, mais s’incline aux points.

En 2003, elle sort son premier album avec trois amies sous le nom de Fourteen, intitulé Yim Laew Ruay (« Sourire et devenir riche »). Sur cet album, elle interprète notamment la chanson Mai Dai Tang Jai Dam (« Je n’avais pas l’intention d’avoir la peau foncée »), dont les paroles « Foncée comme ma mère, elle m’a rendue foncée » font référence à la couleur de peau de sa mère. Ce titre lui apporte une notoriété croissante auprès du public, qui commence alors à la surnommer « Kratae Fourteen ».
Par la suite, son promoteur lui organise trois combats de boxe au Japon, qu’elle remporte tous aux points. Durant son séjour, sa chanson Mai Dai Tang Jai Dam contribue également à accroître sa reconnaissance auprès du public japonais.
Cependant, malgré la sortie de ce premier album, sa notoriété demeure encore limitée. Ses revenus restent modestes et elle doit financer elle-même sa promotion, effectuant de fréquents allers-retours entre Bangkok et Lampang, au point de dormir parfois dans des stations-service.
Elle décide alors de mettre sa carrière entre parenthèses afin de se consacrer à ses études jusqu’à l’obtention de son baccalauréat. Durant cette période, elle se produit peu sur scène, poursuit la pratique de la boxe et se concentre principalement sur sa scolarité.


Le 11 juin 2004, au centre commercial The Mall Ngamwongwan, elle affronte la championne Ayumi Ingram Gym et s’impose aux points. Kratae se rend ensuite de nouveau à Tokyo, au Japon, où elle combat la championne locale Oshima Shimaki et remporte également la victoire aux points. Environ deux mois plus tard, le 11 août 2004, un combat a lieu à Sanam Luang, à Bangkok, où Kratae affronte une autre redoutable adversaire japonaise, Maiko Hasuyama, qu’elle bat une nouvelle fois aux points.
En 2007, Kratae sort son premier album solo sous le label R-Siam, qui la révèle au grand public comme la « chanteuse-boxeuse ». Son titre phare, « Open Heart of a Girl », évoquant le fait d’être boxeuse sans être cruelle, connaît un immense succès grâce à une adaptation moderne de chansons folkloriques du nord de la Thaïlande.

Elle enchaîne alors les contrats de chant. Face à la difficulté croissante de trouver des opportunités pour une combattante de Muay Thaï et à des revenus inférieurs à ceux des hommes, Kratae décide finalement de prendre sa retraite sportive et d’abandonner définitivement la boxe.
Son palmarès en boxe s’élève à 48 combats professionnels, pour 46 victoires et seulement 2 défaites !
Kratae R-Siam est devenue une véritable star de la chanson en Thaïlande. Elle a enchaîné les tubes, participé à des films, joué au théâtre et s’est imposée comme un mannequin très en vue.
Au fil des années, elle s’est métamorphosée en une femme audacieuse et sexy, affichant une beauté et une maturité saisissantes après avoir eu recours à plusieurs transformations chirurgicales.



De son tube Open Heart of a Girl, qui l’a propulsée au rang de star nationale grâce à son image encore innocente, à l’album Love You, Chug Chug, où la sensualité s’exprime progressivement à travers ses tenues et ses chorégraphies, Kratae n’a cessé de repousser les limites de son image artistique. Ses albums suivants ont surpris encore davantage ses fans, affirmant son statut de véritable sex-symbol.
De nombreux magazines people l’ont alors choisie pour leurs couvertures, et son sex-appeal assumé a fait sensation dans le milieu du divertissement. Une nouvelle icône sexy était née.
Voilà l’histoire de cette petite boxeuse qui, partie de rien, est devenue extrêmement riche et l’une des femmes les plus célèbres de Thaïlande. Plusieurs réalisateurs s’intéressent déjà à son parcours hors du commun, avec l’ambition d’adapter à l’écran la vie de cette star phénoménale !








2003 : Album « Luk Thung Fourteen – Smile and Get Rich »
2007 : Album « Le cœur ouvert d’une jeune femme » et Album « Un cadeau d’une fille »
2008 : Album « Sao Kad Laeng »
2011 : Album » Rak Na Chuek Chuek (Je t’aime, Chuek Chuek) »
Sortie single : Kratae R-Siam
2013 : « Tued »
2015 : « Plus tu es abandonnée, plus tu dois être belle »
2016 : « Sabat »
2017 : « Waiting for You in the Countryside »
2018 : « Nhanana »
2018 : « Luean (glissant) »
2019 : « Sao Doi Koi Pi »
2021 : « Wisitmahara »
2022 : « Sucking Out the Poison »
2022 : « Make It Rain »
2023 : « Awake »
2023 : « Burning For You »
2025 : « Too Good For You »
2025 : « Away »
2025 : « Bangkok City »
Films :
En 2013, elle a participé à l’émission « Millionaire Country Music Stars » et a interprété son propre rôle de Kratae en boxeuse
En 2018, dans le film « Hor Taew Taek Haek Tor Mai Ro Laew Na », elle a joué le rôle de Ploenjit
Série TV :
2012 : Reine de Luk Thung
2015 : Likay Muay Sang
2022 : Poisson d’Andaman
2026 : Je t’aime autant qu’un éléphant
Source : Sanook.com, postjung.com, Thairath

